DESTRUCTIONS D'EGLISES

Publié le 26 Février 2012

La Tribune de l'Art

 

un article sur l'église Saint Jacques


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Rédigé par collectif Saint Jacques

Publié dans #ARTICLES JOURNAUX

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Jean DUCROS 26/02/2012 14:08


M. Didier Ryckner est un défenseur courageux, érudit et positif du patrimoine. Mais il ne faudrait pas lui laisser croire que le destin de Saint-Jacques d'Abbeville se présente sous une lumière
beaucoup plus favorable.


L'annonce d'une étude de la D.R.A.C. qui permet de faire naître des espoirs n'a rien de spécialement rassurant. Pour trois raisons principales : La première est que, l'église Saint-Jacques ne bénéficiant jusqu'à ce jour d'aucune protection légale ou administrative formelle, la D.R.A.C.
sera empêchée d'apporter plus qu'une aide consultative (C'est assurément mieux que rien, mais cela peut ne pas être suffisant pour résoudre le problème), les conseils ne seront - comme le mot
l'indique - que des avis consultatifs, qui seront probablement de peu d'effet. La seconde raison est que pour donner aux conseils
de la D.R.A.C. un pouvoir effectif, il faudrait au moins obtenir l'inscription de l'église Saint-Jacques à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques ; or, je ne crois pas me tromper
en rappelant que cela ne peut se faire sans accord du propriétaire légal... à savoir la ville d'Abbeville. S'il y a démarches dans ce sens où en est-on ? Les amis de Saint-Jacques d'Abbeville
semblent ne pas disposer d'informations à ce sujet. La troisième des principales raisons est que s'il est évident que l'ensemble
de l'édifice présente un intérêt - chacun de ses éléments étant en soi un "Monument", par exemple, les orgues ou les vitraux ou les divers éléments immobiliers par destination - Saint-Jacques est
un élément majeur du paysage d'Abbeville et, à ce titre, devrait être protégée au titre des paysages de France. En ce qui concerne cet aspect du
dossier a-t-on des avancées ?


En conclusion, je crois bon de rappeler que s'il y a incurie notoire publique ou privée, la discussion pourrait prendre un autre tour que celui de l'argumentation sur l'intérêt d'un bien
collectif. On devrait constater un manquement au préjudice de la collectivité.


Si je laissais quelques mois un tableau de famille dans ma cour sous les intempéries, mon entourage familial ne serait-il pas en droit de m'imputer le préjudice qu'il ressentirait pour ce manque
de soin ?


 

collectif Saint Jacques 03/03/2012 11:37



merci Jean pour votre commentaire