FETE DE LA VIERGE MARIE EN 1922

Publié le 23 Novembre 2010

Louis XIII , après vingt trois ans de mariage , n'avait toujours pas d'héritier. Il fit donc un voeu à la Saint Vierge.Ayant été éxaucé, le roi  consacrera la France à la Vierge Marie le 10 février 1638 et ordonna que tous les 15 août , chaque année,dans toutes les communes et villes, la Vierge soit fêtée. La Vierge Marie est donc et toujours la patronne de la France ( proclamée par le pape Pie XI  en 1922 suite au voeu de Louis XIII)

c'est cette fête là que représentent ces photos .Toutes les paroisses d'Abbeville participaient à cette fête qui était grandiose.La croix rouge représente le curé de la paroisse Saint Jacques: l'abbé Gorges Savary.

Je crois que cette fête n'est plus célébrée si quelqu'un pouvait me confirmer

 

reconstitution de la procession du 15 août 1638

ici célébrée le 20 août 1922

reconstitution ( 3)

bibliothèque municipale d'Abbeville

il y avait les évêques d'Amiens,de Cambrai ,le cardinal de Reims,l'évêque d'Arras, l'abbé de Saint André de Bruges, les abbé d'Abbeville, Mgr

Leberghien et d'autres

reconstitution dela procession du 15 aout 1638 le 22 aout 1

bibliothèque municipale d 'Abbeville

je pense que cette photo représente les abbés

les religieuses d'Abbeville  (en premier plan)

reconstrution (2)

bibliothèque municipale d'Abbeville

place Saint Pierre aujourd'hui place Clémenceau

 

on retrouve sur cette photo les jeunes filles

en blanc et les bannières des paroisses d'Abbeville

 

merci de votre visite

Rédigé par collectif Saint Jacques

Publié dans #VIE AUTOUR DE L'EGLISE SAINT JACQUES

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Jean DUCROS 28/11/2010 19:13



Certes et l'on fêtait avec faste le 15 août en l'honneur de l'empereur



delage michelle 28/11/2010 16:51



merci de toutes ces informations Mais le 15Aout est la date d anniversaire de Napoleon et non sa fete ; il est né le 15 Aout1769 Merci



Jean DUCROS 23/11/2010 22:34



Bonsoir,


Une petite difficulté technique a rendu difficile la rédaction de ce message qui, j'espère, sera lisible à son arrivée sur votre écran d'ordinateur.


Pour ce qui est de la fête du 15 août, fête de l'Assomption de la Vierge Marie, elle reste aujourd'hui une des fêtes religieuses annuellement chômées. La popularité de cette fête a fait qu'elle
se soit maintenue à travers la plupart des régimes politiques qui se sont succédé depuis le XVIIe siècle. Bien évidemment, de 1792 à 1804, elle n'a pas été reconnue, même si le clergé l'avait
maintenue plus ou moins clandestinement comme fête religieuse majeure - non plus absolument en souvenir du voeu de Louis XIII mais en l'honneur de Marie. Après le Concordat signé entre la France
et le Saint-Siège, sous le Consulat de Napoléon Bonaparte, le culte catholique a pu renouer avec les célébrations traditionnelles, mais le souvenir de la Monarchie ne pouvait se manifester,
d'autant que les complots royalistes rendaient suspect tout ce qui rappelait le règne des Bourbon. Sous le Ier Empire, pour éviter de renouer avec des rites datant de Louis XIII, il fallut
composer entre le souhait populaire de garder le 15 Août comme fête nationale et l'impossibilité politique de rétablir une célébration établie par Louis XIII, ancêtre direct du comte de Provence,
prétendant au trône de France et, de ce fait, adversaire de Napoléon Ier. On eut recours à un subterfuge : le 15 août fut déclaré férié dans tout l'Empire... parce que l'on s'avisa que c'était la
St. Napoléon, fête de l'empereur ! On rendit ainsi au 15 août sa festivité et ce jour était donc, chaque année, marqué par des fêtes publiques, spécialement par des feux d'artifices.


Lorsque la monarchie fut rétablie après l'abdication de Napoléon, Louis XVIII, bien qu'il fût probablement agnostique, rendit évidemment toute sa solennité à cette célébration mariale et rétablit
la commémoration du voeu de Louis XIII. La monarchie de Juillet ne put supprimer ce que le régime précédent avait rendu à la piété populaire, bien qu'il y ait eu des signes de protestation
"légitimiste" associés au 15 août et aussi quelques célébrations bonapartistes (en souvenir de la Saint-Napoléon). La deuxième République eut assez de difficultés à affronter pour ne pas
interdire cette fête ; une partie du clergé ayant soutenu la protestation sociale et populaire de la Révolution de 1848, il n'était pas opportun de mécontenter une masse importante de la
population qui marquait de l'attachement à la fête du 15 Août. Sous la présidence de Louis-Napoléon Bonaparte, il aurait été malhabile de ranimer un conflit entre l'Etat et l'Eglise. Inutile de
marquer un sectarisme républicain, une rigueur excessive dans la perspective qui se dessinait d'une restauration de l'Empire et de la dynastie des Bonaparte. Après le coup d'Etat du 2 décembre
1851, Napoléon III eut à coeur de conserver la sympathie du clergé. Le Saint-Siège ayant rendu le dogme de l'Assomption article de foi, ni l'empereur (dont le zèle religieux était plus politique
qu'expression de piété personnelle), ni l'impératrice Eugénie - espagnole de naissance - n'envisagèrent de réduire l'importance de la fête du 15 août qui restait, tout de même, la Saint-Napoléon
! Lorsque la République remplaça le Second Empire, les élites du nouveau régime étaient en grand nombre royalistes et désireuses de faire monter sur le trône le comte de Chambord. Il n'était donc
pas question de créer un dissentiment religieux entre le gouvernement de la République et le descendant de Louis XIII. Lorsque l'église Saint-Jacques fut en chantier, la population gardait une
grande ferveur, au point que par voeu et souscription de la Nation, les Français firent édifier, à Montmartre après la guerre de 1870, la basilique du Sacré-Coeur. Le 15 Août garda tout son
caractère de fête populaire et le souvenir du voeu de Louis XIII est pieusement rappelé. Cet état de fait va résister à la vague anti-cléricale de la fin du siècle ; il est ensuite avivé par le
retour de la paix en 1918, interprété par beaucoup comme un signe de la protection divine. La foi, associée au patriotisme des Français, rend vigueur aux célébrations religieuses qui portaient
témoignage de la protection céleste sur le pays, après la Première Guerre mondiale. En cette période où la population émergeait, comme on le sait, d'une des plus douloureuse page de son histoire.


Certains rappels de l'histoire religieuse permettent de percevoir le sens de la procession du 15 août 1922. La guerre s'était achevée moins de quatre ans avant et le pape Benoît XV avait en 1920
déclaré Jeanne d'Arc, patronne et gardienne de la France . Or, Louis XIII avait consacré son royaume à la Vierge Marie, première patronne de la France. Il y eut donc un élan collectif pour faire
du 15 août un jour d'actions de grâce pour la protection qu'avait reçue le pays, malgré tant de malheurs. La présence des évêques des villes fortement meurtries en France et en Belgique, témoigne
de ce souci de rappeler la Grande Guerre. Celle du cardinal archevâque de Reims a tout son sens si l'on se souvient de l'importance de la ville de Reims dans la vie de Jeanne d'Arc et dans
l'histoire de France.


On peut aussi rappeler que le pape Benoît XV mourut en cette même année 1922 et qu'il avait plusieurs fois tenté de mettre fin à la guerre.



escargotine 23/11/2010 21:48



de belles traditions hélas d'un autre temps - bonne soirée fleurie - biz



stef 23/11/2010 20:05



bonsoir,que de decouvertes! n'est ce pas le 15 aout que les gitans se regroupent tous pour celebrer marie?