POSE DE LA PREMIERE PIERRE

Publié le 23 Novembre 2010

pose de la première pierre de l'actuelle église Saint Jacques


j'ai fais quelques petites recherches sur cette manifestation. La pose de la première pierre de l'édifice  fut posée, le 4 mai 1870, après une bénédiction, par l'Abbé Morelle,vicaire général, délégué par Monseigneur Boudinet,évêque d'Amiens, retenu à Rome au Concile du Vatican.

 

pose de la 1ere pierre de l'actuelle église Saint Jacques

bibliothèque municipale Abbeville

le premier des quatres écrits sur la bande grise est

Crépin chantier, ensuite l'Abbé Paillart ( curé de Saint Jacques) Monseigneur, M.Vayson

 

étaient présents : Louis Nicolas Belin, (maire) et ses adjoints,Sénécat (député) Delefortrie  père et fils ( architectes), Boizart et Folie, le curé de Saint Jacques(l'abbé Paillart). Je ne sais s'ils sont tous présents sur le dessin. On y voit des jeunes filles habillées de blanc,est-ce des soeurs?ou une confrérie?  La religion y est très présente, on voit les habitants de la paroisse Saint Jacques derrière


La première pierre été placée, d'après un écrit de 1905, dans la base du pilier du transept, côté gauche, vers la nef.

 

source : d'après les écrits de M.Delecour 1905

 

 

quelques questions si quelqu'un peut nous répondre afin de lire le témoignage que nous livre ce dessin. Merci d'avance pour vos réponses.

 

Qu'est cette masse indéfinie et pourtant chargée de détails minutieux que l'on remarque dans le coin inférieur gauche du dessin devant  la figure de la religieuise vêtue de sombre?

 

A quoi correspond le bloc clair  sur lequel deux hommes ,peut-être trois, se tiennent debout à droite de l'image?

 

Peut-on connaître à quel ordre religieux appartient la religieuse placée au premier à gauche? Voire qui était-elle?

 

Est-il possible de connaitre l'identité  du Suisse qui se trouve représenté avec beaucoup de détails sur la gauche du clergé? Ce devait être un Abbevillois, de bonne réputationet de rang modeste, connu d'une bonne partie de la ville. Pourquoi ne porte -t-il pas une hallebarde  comme la plupart des Suisses d'église, mais une sorte de lance? ( il ne semble pas  que ce soit un esponton) Pourquoi semble-t-il porter une épée à la main droite et si c'est bien une épée pourquoi n'est-elle pas au fourreau?

 

Pour apporter une information complémentaire conernant le Suisse. Il porte à main gauche une "pertuisane" au lieu d'une "hallebarde" (selon le Littré, Dict. de la langue française, (1877)).La pertuisane est une ancienne arme d’hast, dont le fer présente une pointe à la partie supérieure, et, sur les côtés, des pointes, des crocs, des croissants. Avant l’ordonnance de 1670, qui ordonna l’usage de la pique, chaque compagnie d’infanterie avait quelques soldats armés de pertuisanes, pour arrêter les efforts de la cavalerie. La pertuisane diffère de la hallebarde, en ce que le fer de la pertuisane est long de dix-huit à dix-neuf pouces, tandis que celui de la hallebarde a neuf à dix pouces, Ordonn. de 1689 (sur la marine), XVII, titre 3.

merci Ludovic pour ces précisions

 

 

 

 

Y a t-il bien sept hommes d'églises représentés debout face à un grand crucifix ou au pied de cette croix?

 

Peut-on déterminer quels sont les cinq personnages civils placés sur la gauche du clergé à des places honorables  et si le protocole leur imposait  des attitudes ou une participation spécifique à la cérémonie?

 

Qui peut avoir été admis à assister à la bénédiction puis à la pose de la première pierre, face au clergé, en arrière de la Croix, à côté ou debout  surle bloc de droite?

 

Son-ce bien sept bannières qui sont dressées au-dessus de l'assistance et peut-on établir de quelles paroisses, de quelles confréries, de quelles associations religieuses ou professionneles elles étaient  l'emblêmes?

 

Peut-on préciser la répartition de l'assistance, outre le fait qu'il semble bien  que les hommes et les femmes  ne soient pas mélangés?

 

Pourquoi une partie de la foule qui semble séparée des premiers rangs semble prendre part  de plus loin et en position surélevée?

 

Quels sont les trois constructions à croisillons qui paraissent , au fond de la scène, être sur des échafaudages?

 

Numériser0004

dessin d'après nature 18 juillet 1889

installation et décoration de la place du marché aux chevaux à Abbeville

pour le concours des pompiers du 1er juillet 1889

 

on y voit une constrution de bois comme sur l'image "pose de la première pierre

ces construtions élevées par les habitants servaient à pour des allégories

ou des petites sénettes lors de cérémonies ou d'événement importants

 


Est-il possible de reconnaître les divers édifices qui cernent la place et ceux qui se devinent au loin

 

je pense que c'est le clocher de l'église Saint Paul car j'en ai retrouvé les ruines et elle est vraiment à deux pas de Saint Jacques et le clocher ressemble à celui de Saint Paul  sur les anciennes photos

 

sur le bas de l'image on lit crépin chantier, ce ne doit pa être son nom .Dans le dictionnaire raisonné de l'architecture  française du XI ème et XVIème siècle on y lit :

 

CHANTIER

 

s. m. Place vague, espace découvert sur lequel on dépose les matériaux qui doivent servir à la construction d'un édifice (voy. Construction). On désigne aussi par ce mot des pièces de bois que l'on pose à terre horizontalement, pour isoler et soustraire à l'humidité du sol des charpentes ou des planches, des tonneaux contenant des boissons.

 

Apparemment ce serait un métier


 

merci de votre visite

Rédigé par collectif Saint Jacques

Publié dans #HISTOIRE DE L'EGLISE ST JACQUES ET DE SON QUARTIER

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ludovic freppaz 03/05/2013 12:39


A ton service mon ami. Je suis originaire de la Somme, de Cayeux sur mer plus exactement, j'ai étudié à Abbeville, et j'ai bien connu cette église. Je suis profondément choqué par cette
démolition, et de plus, destruction sur la dépouille du Père fondateur, l'abbé Paillart.

collectif Saint Jacques 04/05/2013 08:26



merci  du commentaire  Tout cette destruction laissera des traces  , il y a eu trop de choses choquantes Bon week end  Ludovic  Cordialement



ludovic freppaz 02/05/2013 18:54


Pour apporter une information complémentaire conernant le Suisse. Il porte à main gauche une "pertuisane" au lieu d'une "hallebarde"  (selon le Littré, Dict. de la langue française,
(1877)).La pertuisane est une ancienne arme d’hast, dont le fer présente une pointe à la partie supérieure, et, sur les côtés, des pointes, des crocs, des croissants. Avant l’ordonnance de 1670,
qui ordonna l’usage de la pique, chaque compagnie d’infanterie avait quelques soldats armés de pertuisanes, pour arrêter les efforts de la cavalerie. La pertuisane diffère de la hallebarde, en ce
que le fer de la pertuisane est long de dix-huit à dix-neuf pouces, tandis que celui de la hallebarde a neuf à dix pouces, Ordonn. de 1689 (sur la marine), XVII, titre 3.

collectif Saint Jacques 02/05/2013 21:05



bonsoir Ludovic merci  pour ces précisions interréssantes sur le personnage Je me permets de les rajouter dans l'article Bonne soirée à vous Cordialement



ludovic freppaz 02/05/2013 18:44


A propos du Suisse, voici une photo qui montre que le Suisse ne tient pas une épée à main droite mais un baton, il tient également une lance à main gauche


Voir :


http://www.odile-halbert.com/wordpress/imag/SUISSE7

sittelle 27/04/2013 11:38


Redécouverte du parchemin, c'est superbe, merci ! on dirait bien des communiantes les jeunes filles en blanc... j'ai joué toute mon enfance avec le voile et l'aumônière en tulle de ma grand'mère
famille d'origine picarde, même modèle ! Bon week-end à vous, bien cordialement

collectif Saint Jacques 27/04/2013 18:30



au moins le parchemin est sauvé, mais c'est dommage que la première pierre ait été détruite,bon week-end à vous avec le soleil Cordialement



Jean DUCROS 01/12/2010 23:09



Il était en effet assez habituel de placer la première pierre - ainsi que la pierre commémorant la consécration de l'église - en un lieu visible où les fidèles, comme les visiteurs auront la
possibilité de la voir.


J'en reviens au dessin de la pose de la première pierre : on remarque une personnalité isolée, presque à côté du clerc couvert d'une chape debout au pied de la croix. Cet homme se tient donc un
peu au-delà à droite du personnage que je crois être l'entrepreneur chargé de la construction (sans doute M. Vaysson ? ainsi que je l'ai suggéré à la fin du commentaire n° 8) ; il est revêtu
d'une redingote sombre, a une place à part dans la cérémonie. Ce n'est ni le maire, ni le député puisqu'il n'a pas d'insigne d'une telle fonction ; ce n'est ni le préfet, ni le sous-prefet
puisqu'il ne porte pas d'uniforme. Cela porte à croire qu'il s'agit bien de l'architecte. Sans doute est-ce le portrait de M. Delefortrie. L'indication qu'il assista à la cérémonie en compagnie
de son fils le confirmerait. L'adolescent que l'on devine à sa droite, en partie masqué par la chape de l'ecclésiastique, est probablement Delefortrie fils. Le garçonnet debout auprès de lui
(vêtu d'une modeste blouse sur laquelle une ceinture marque la taille) pourrait, lui, être le fils de l'entrepreneur de maçonnerie. Son père, qui se tenait à la droite de l'architecte, s'étant
avancé pour la présentation de la première pierre au clergé, il est resté en arrière - un peu à l'écart et presque adossé à un gros bloc de pierre sur lequel sont juchés deux hommes en paletot.


Je poursuivrai l'examen du dessin un prochain jour. A bientôt donc.