STATUES DE L'EGLISE SAINT JACQUES

Publié le 21 Octobre 2010

Les statues et mobilier ont été retirés de l'église Saint

Jacques et placés dans un endroit tenu secret


Sainte Catherine

 

 Sainte Catherine est fêtée le 25 novembre ,elle est la patronne de beaucoup de métiers et aussi des jeunes filles à marier.Le 25 novembre est donc le jour de l'année où les catherinettes, jeunes filles de 25 ans et plus,sont à l'honneur.

Sur ces photos, le Ministère de la Culture l'a placé sous le nom de Sainte Catherine mais elle est , en principe,souvent représentée avec une roue.Ici il n'y en pas.

Peut-être une aute Sainte Catherine.

 

ste Catherine en entier

photos Ministère de la Culture

 

désignation: statue de Sainte Catherine

édifice: église Saint Jacques Abbeville

matériaux: bois,peint,polychrome

siècle: 16ème siècle

classé au titre objets:MH

source Ministère de la Culture

 

bas de ste Catherine

 

 

ste catherine

 

ste catherine 16 siècle bois

buste de la statue

 

 

merci de votre visite

 

Rédigé par collectif Saint Jacques

Publié dans #HISTOIRE DE L'EGLISE ST JACQUES ET DE SON QUARTIER

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Jean DUCROS 29/10/2010 20:10



Donc, après un échange de répliques entre Catherine et l'empereur qui, bien que furieux reconnaissait la supériorité intellectuelle de la jeune fille : "On amena, de différentes provinces,
cinquante orateurs qui surpassaient tous les mortels dans tous les genres de science..." Ils demandèrent la cause de cette convocation. " César leur répondit : " Il y a parmi nous une
jeune fille incomparable par son bon sens et sa prudence ; elle réfute tous les sages, et affirme que tous les dieux sont des démons. Si vous triomphez d'elle, vous retournerez chez vous comblés
d'honneur."


Fâché d'avoir été appelé pour une polémique "sans valeur, avec une jeune fille ", l'un des sages s'en prend alors à l'empereur qui explique comment Catherine a non seulement refusé de
sacrifier aux idoles mais s'est révélée étonnamment savante . Lorsque celle-ci comparait, elle a d'abord la vision d'un ange qui la réconfort et, en lui recommandant la fermeté, il lui fait
connaître qu'elle ne pourra être vaincue, qu'elle convertira ses adversaires et leur ouvrira la voie vers le martyre. Elle dit à l'empereur : " Est-il juste que tu opposes une jeune filleà
cinquante orateurs auxquels tu promets des gratifications pour la victoire, tandis que tu me forces à combattre sans m'offrir l'espoir d'une récompense ? Cependant , pour moi, cette récompense
sera N.-S. J.C. qui est l'espoir et la couronne de ceux qui combattent pour lui." Là-dessus, c'est en citant Platon, les philosophes et la sagesse grecque que Catherine réduit au silence
ceux qui devaient lui démontrer son erreur.


"L'un d'eux prend la parole et dit : Tu sauras, empereur, que jamais personnen'a pu lutter avec nous, sans qu'il n'eut été vaincu aussitôt ; mais cette jeune fille, dans laquelle parle
l'esprit de Dieu, a tellement excité notre admiration, que nous ne savons, ni n'osons absolument dire un mot contre le Christ. Alors, prince, nous avouons fermement que [...]nous voici
disposés à nous convertir tous à la foi chrétienne."


La colère du souverain les fait condamner à mourir brûlés vifs, au milieu de la ville. Face au supplice, Catherine leur apporte les consolations que sa foi lui inspire. L'empereur ne la fait
cependant pas encore périr et tente de la séduire. Son refus lui vaut à nouveau la prison, puis le fouet et la privation de nourriture pendant douze jours.


En absence de son époux, l'impératrice visite Catherine dans son lieu de détention où les anges lui soignent les plaies de la flagellation. Une colombe, envoyée du ciel, lui apporte une
nourriture céleste et le Christ lui-même vient la réconforter.


L'empereur, fou de rage de la trouver rétablie après tant de sévices, condamne les gardiens de la prison soupçonnés par lui de lui avoir procuré les soins qui avaient été interdits. Mais, Maxence
(que l'on a aussi désigné ddu nom de Maximin) renouvelle sa tentative de séduction. Sans succès, cette fois encore. Une nouvelle joute de propos ne parvient pas à ébranler la constance de
Catherine qui, embrasée d'union mystique avec le Christ, se prépare à affronter le supplice de la roue. Miraculeusement, un ange vient briser cet horrible instrument de supplice qui, par surcroît
de cruauté, avait été doté de fers tranchants. L'impératrice qui s'informait de ce qui allait advenir, s'en vient alors couvrir de reproches son époux ; il la fait épouventablement torturer. Bien
que ce fut interdit, elle est inhumée avec respect par un dénommé Porphyre, favori du souverain, qui avait été gagné par la foi chrétienne ; c'est son tour d'être condamné. Les soldats horrifiés
d'une telle persécution proclament leur conversion. La frénésie du César s'accroît encore. Il fait décapiter Porphyre, les soldats et Catherine.


"Quand elle fut amenée au lieu du supplice, elle leva les yeux au ciel et adressa une prière..." Le récit de Jacques de Voragine ne s'arrête pas là. Il poursuit longuement le
développement de son hagiographie. La suite est pleine d'enseignements sur la philosophie et la piété de son temps (le XIIIe siècle).


Dans un prochain commentaire, nous verrons l'enseignement que le XVIe siècle a conservé de cette ahurissante légende et aussi ce qu'elle nous apporte pour la compréhension de la statue de
Catherine à Saint-Jacques d'Abbeville.



Jean DUCROS 28/10/2010 16:41



Le récit de la vie de sainte Catherine que Jacques de Voragine donne dans la Légende dorée commence ainsi : " Catherine, fille du roi Costus, fut insruite dans l'étude de tous les arts
libéraux. L'empereur Maxence avait convoqué à Alexandrie les riches aussi bien que les pauvres, afin de les faire tous immoler aux idoles, et pour punir les chrétiens qui ne le voudraient
pas... "


Le récit est trop long pour être cité ici en entier. On y apprend que Catherine avait eu - à lâge de 18 ans - avec Maxence une discussion très "allégorique, métaphorique, dialectique et
mystique" au cours de laquelle elle avait invité son interlocuteur à considérer les beautés ornementales mais périssables du temple devant lequel ils se trouvaient et à les comparer aux
splendeurs de la nature : " Admire plutôt le ciel et la terre, la mer  et tout ce qu'ils renferment... puis quand tu auras remarqué ces merveilles, cherche et apprends quel est
leur maître... le Dieu des dieux et le Seigneur des seigneurs "


Cette contestation du paganisme impérial n'aurait pas aussitôt été suivie de la condamnation de la jeune fille, mais - au contraire - d'un échange de vues au palais de Maxence, au cours duquel -
raconte Jacques de Voragine - celui-ci aurait exprimé de l'admiration pour la sagesse de Catherine. Au cours de leur entretien, elle aurait déclaré : "Bien que née dans la pourpre et
instruite assez à fond dans les arts libéraux, j'ai méprisé tout pour me réfugier auprès du seigneur J.-C. Quant aux dieux que tu adores, ils ne peuvent être d'aucun secours ni à toi, ni
à d'autres."


Pour ne pas céder aux arguments qu'elle lui a développés, Maxence convoque alors cinquante orateurs.


Nous verrons cela en poursuivant le récit de Jacques de Voragine, une autre fois



Jean DUCROS 24/10/2010 21:20



Je n'ai pu encore revenir sur les détails de la statue mais il se confirme qu'il s'agit bien de saint Catherine d'Alexandrie, fille de roi. J'ai une hypothèse pour l'absence de représentation de
la roue du supplice, que la force de sa prière fit voler en éclats. Elle finit martyr mais décapitée.



Jean DUCROS 21/10/2010 20:15



Bonsoir Madame,


Cela me paraît tout à fait crédible et il serait curieux de constater qu'il y a eu amalgame entre le paganisme antique et la religion des mahométans. Pour un sculpteur du début du XVIe siècle, il
n'était sans doute pas aisé de faire la différence entre deux voies religieuses également considérées comme orientales. Je vais explorer cette idée, la semaine prochaine car je ne peux faire de
recherches dans l'immédiat.


Excellente fin de semaine, J.D.



Jean DUCROS 21/10/2010 12:18



Avant de pouvoir vous faire part de commentaires plus précis, je ne fais que quelques observations de détails qui me semblent importantes pour justifier ou infirmer l'identité du personnage.


La jeune femme représentée porte un manteau rouge doublé d'hermine, signe qu'elle est de sang royal ou revêtue d'une dignité relevant d'une couronne. Elle tient dans la main gauche une colonne,
signe possible d'un martyre ou d'une vertu contribuant au soutien de l'Eglise. Sur son avant-bras droit est appuyé un volume, fortement relié, qui pourrait signaler qu'elle a laissé des écrits
importants pour la pensée religieuse et la vie de l'Eglise. Les saints évangélistes portent ainsi, dans la statuaire traditionnelle, un volume pour signaler leur rôle d'écrivain.


Aux pieds de cette figure féminine, un homme fortement barbu, personnage enturbanné qui est très certainement un oriental. Le fait que la sainte le domine de toute sa hauteur, sans le regarder,
mais les yeux au ciel, pourrait être en relation avec un épisode des croisades.


Les détails de la reliure du volume, ceux du corsage (dont la couleur diffère de celle de la jupe), sont à interprêter. Le corsage vert, pour autant que la photographie ait respecté les couleurs,
montre que la vertu théologale de l'espérance entourait la poitrine et le coeur de cette sainte ; elle est de plus debout sur un socle de même couleur, preuve que son espérance chrétienne était à
la base de sa personnalité.


Il semble qu'il y ait aussi des ornements réguliers sur le tissu de la jupe, mais il est difficile de les déchiffrer. Il y a encore un détail qui peut intriguer : l'absence d'oreilles..., du
moins on ne les devine même pas sur la photographie. Si la représentation de cette sainte est dépourvue d'oreilles, c'est qu'elle est restée sourde aux paroles des ennemis de la foi chrétienne,
peut-être du personnage représenté à ses pieds, dont le turban ferait connaître qu'il était extérieur au monde chrétien.


Je ne paux vous en dire plus pour le moment.



collectif Saint Jacques 21/10/2010 17:31



Bonjour M.Ducros Ne serait-ce pas une représentation de Sainte Catherine d'Alexandrie, ,l'homme qu'elle tient sous ses pieds ne serait-ce pas l'empereur Maximilien son persécuteur? on la dit
noble ,sainte et docteur de l'église ce qui pourrait expliquer le livre.